samedi 30 mars 2013

Machu Picchu

Hola amigos,

Le voyage touche à sa fin. Nous sommes dans le bus nous amenant à Lima. La boucle est bouclée!

Mercredi 27 mars, le départ pour le site le plus touristique du Pérou est lancé. Nous prenons un collectivo pour Ollantaytambo, deux heures de route. Nous n'avons pas le temps de visiter les ruines incas mais nous les apercevons dans les montagnes. Dommage... Le ciel se voile, ce sera sous la pluie que nous ferons la fameuse montée en train vers Aguas Calientes. Le train ainsi que le "chemin de l'inca" (à pied) sont les seuls moyens d'y arriver. C'est là une bonne idée car l'endroit est ainsi préservé de toute pollution émanant des pots d'échappement.
Aussi appelée "Machu Picchu Pueblo", cette ville de mille habitants est maintenant composée comme un parc d'attractions. Outre la vue et bruit impressionnants du "rio" situé derrière notre hostal, on ne verra que des hôtels et restaurants.

Mercredi, départ à 6h30 en bus écologique pour gravir les 400m nous séparant du site sacré. D'autres préfèrent les monter à pied, en deux heures de marche. J'ai pris le soin avant d'acheter un parapluie, le temps ici étant pire que dans la ville de Cusco. Les billets et passeports étant contrôlés, nous accédons ENFIN à la cité inca perdue, sous les nuages...
Pas moyen de prendre LA photo ultra célèbre. Plutot déçus, nous entamons la visite des ruines à l'aide du guide Lonely Planet, qui ne nous appris au final pas grand chose. La visite est compliquée, beaucoup de touristes marchant à la vitesse de leur groupe. Nous ne monterons pas au Wayna Picchu, n'ayant pas eu de billet à cause de l'afflux touristique de la semaine sainte. Nous devons quitter le site tôt, à 10h30, toujours sous les nuages, le retour vers Cusco étant toujours incertain.

Ce sera via une route non touristique, plus longue, moins sûre mais magnifique, que nous découvrirons la vraie région de Cusco. Il était prévu la veille que le train de 12h30 reliant Aguas Calientes à la station Hidroelectrica soit limité de trois à deux wagon mais ce n'était pas sûr. Ce matin, c'est confirmé et on nous propose alors de faire le chemin à pied, deux heures de route et on nous rembourse les 30$ du trajet. Marta se renseigne auprès de Peru rail, un train est pourtant prévu une heure après! Parfait, nous avons le temps de déjeuner et économisons les précieuses heures de marche. Arrivés à Hidroelectrica, c'est un peu le chaos, plusieurs groupes de touristes attendent mais nos noms apparaissent bien sur la liste, ouf! Une heure après, le départ pour la route la plus folle de notre aventure était lancé!

Si je vous dis que le chauffeur a roulé plus de dix heures quasi non stop, avec un virage moyenne toutes les vingt secondes sur une bonne soixantaine de kilomètres, que nous avons traversé une dizaine de ruisseaux qui coupaient la route, trois ponts non sécurisés et pour couronner le tout, à travers des paysages plus magnifiques que jamais, des montagnes resplendissantes de verdure ... si, si, tout est vrai.
La route fût compliquée et très longue comparé au trajet en train, le vrai Cusco a bien voulu se montrer à nous, Cusco nous sourit enfin et veut bien nous raconter son histoire. Cusco nous dévoile son énergie ruisselante, fredonnante, à travers ses cascades et rivières. La faune est plus riche qu'ailleurs, typée jungle car une partie de l'Amazonie commence ici. La nature inca est bien faite, elle nous offre aussi les couleurs de son drapeau, un très bel arc-en-ciel.

Après avoir vécu un tel périple, on se demande quelle autre merveille nous allons découvrir. Le lendemain, un court repos matinal est accordé avant le trajet de vingt heures de bus reliant Lima. C'est à la station de bus de Cusco, lors d'une pause à un tout petit snack parmi d'autres, que nous rencontrons et aurons le plus grand plaisir de discuter avec la señora qui le tient. Pour Marta et moi, la force du Pérou tient en la gentillesse et à l'hospitalité de ses habitants. Nous sommes fascinés par leur sourire et simplicité, quand on voit dans quel niveau de difficulté ils mènent leur vie.

Retrouverons nous cette joie dans la capitale qu'est Lima?

La suite au prochain épisode ;-)

David & Marta









































































vendredi 29 mars 2013

Cusco

Bonsoir,

C'est en pleine route que j'écris cet article. Cela fait maintenant plus de 4h que nous roulons au milieu des montagnes, c'est dur.

Revenons à Arequipa, au retour de la fabuleuse aventure colcaienne.

Lundi, c'était repos bien mérité et préparation de notre voyage à Cusco et au fameux site Machu Picchu. Cela s'est avéré plus compliqué que prévu car en semaine sainte, l'afflux de touristes fait que peu de billets de trains étaient disponibles. Le soir, départ pour Cusco à bord d'un bus semi-cama de la compagnie "Cruz Del Sur". On se croyait dans un avion, avec hôtesse qui nous a servi un diner. Très classe. Nous y avons passé la nuit.

Mardi matin, nous découvrons Cusco. La ville n'est pas aussi amicale et inspirante qu'Arequipa. On la regrette déjà. L'hôtel "Mirador del inca", conseillé par un guide, ne nous aide pas à nous sentir à l'aise, malgré la belle vue.

Dans la matinée, nous improvisons et filons en "collectivo" (un van qui attend d'être rempli de passagers pour démarrer) vers Awana kancha, une ferme indépendante.
Le van nous dépose 2km trop tôt dans une foire artisanale. Marta prend l'affaire en main et sur les bons conseils d'une dame péruvienne sur place, nous montons dans un bus local après avoir marché au bord de la route, à la pékin express.
C'est une aventure à elle seule, tous contents que nous sommes de ne pas être avec les touristes. Pour de vrai...
A la ferme, nous avons l'occasion de nourrir toutes sortes de lamas et alpagas. On nous montre comment est coloré la laine d'alpagas, à l'aide de produits naturels et aussi comment sont tissés les pulls et autres vêtements. Le résultat est beau mais au-dessus de nos moyens.
Marta est plutôt satisfaite d'avoir visiter ce lieu car le temps nous avait manqué à Arequipa.
Pour rentrer, nous partageons de nouveau la route avec les locaux, en bus.
De retour en ville, la pluie bat son plein. Décidément, Cusco ne veut pas de nous... On visite à peine les monuments.
Aussi, attention en traversant les passages piétons. Ici, les autos sont reines. J'ai failli me faire renverser à deux reprises...
Remarque: le drapeau "arc-en-ciel" est le drapeau inca.

On se tourne vers notre prochaine escapade: route vers le Machu Picchu.

To be continued...

David et Marta